Anciens billets pour

Retour sur le Webcom 2009

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Vous pensiez que je ne ferais pas le billet que je vous avais promis sur le Webcom? Vous avez même douté de mon implication en tant que blogueur officiel? Je ne vous en veux pas, même les organisateurs en ont douté! Mais je vous arrête, ce billet qui peut sembler tardif est tout simplement une idée magistrale de marketing de ma part! Oui oui… je me recycle dans le domaine! Il y a eu tous ces tweets ce jour-là, ainsi que les photos mises en ligne, les billets le lendemain voir le soir même… mais… que dit-on sur le Webcom 1 semaine après? Plus rien! Alors, je me suis dit, pourquoi ne pas publier mon billet environ 1 semaine plus tard. Comme ça on pourra faire renaître la flamme encore quelques instants!


Comme vous le savez, mercredi le 13 avait lieu la conférence Webcom Montréal. Je faisais parties d’un groupe de 5 blogueurs officiels pour l’événement. Voici donc mon retour sur ce qui fut une très belle journée.

Le Webcom c’est plusieurs conférences de plusieurs conférenciers de renommées internationales. Dans l’équipe de blogueur, j’ai eu le plaisir, comme disait l’ami Claude Malaison, d’être un atome libre. Certains d’entre nous avaient des conférences attitrés questions de couvrir entièrement le Webcom, mais moi, je pouvais aller où bon me semble. Notre mission, relatée sur Twitter le jour même ainsi que sur nos blogues respectifs par la suite, les faits saillants et nos impressions sur cet événement.

Il y avait 3 axes de conférences principales la plupart du temps, soit « Communications et Innovation », « Marketing et Identité » ainsi que « Technologies et Affaires ». Ce fut donc extrêmement dur de choisir lesquels je couvrirais, mais voici ma liste agrémentée de quelques notes sur ces présentations:

Savez-vous comment bâtir un «Open Mesh»? de Marc Canter (le début seulement, malheureusement il y avait un problème chez un client que j’ai du régler).

  • Open est le « buzzword » du jour.
  • L’industrie de la santé est la moins efficace côté gestion des données: il donnait comme exemple que si on consulte un docteur X, si on veut aller voir le docteur Y, il n’a pas nécessairement accès à notre dossier et on doit répondre encore et encore aux mêmes questions. <- Assez d’accord sur la gestion des données, sauf qu’arrêté de chialer après notre système de santé, au moins ont en a un qui nous coûte peu cher à comparé à ailleurs!
  • Voici les « slides  » de sa conférence.

Investir moins, convertir plus de Simon Lamarche (ici seulement la fin à cause du problème au bureau)

  • Laissez votre équipe parler… c’est vos clients qui décideront.<- Pas totalement tord quand on y pense, mais il ne faut pas laisser son équipe parler pour rien, prenez en compte ce qu’ils disent!

Connais-toi toi-même: Socrate à l’ère des médias sociaux de Caroline Allard.

Je n’avais pas le choix, Caroline m’a presque démoli l’épaule la veille pour que je couvre sa conférence… Ok, j’exagère un tantinet, c’est la conférence que j’aurais choisie même sans les menaces :)

  • Généralement les conversations sur une marque ou un individu dans les médias sociaux sont non sollicités.
  • Utiliser les médias sociaux pour orienter son identité.
  • Étude de cas de sur Tim Hortons
    • Les mots clés francophones sont surprenants. Ceux qui reviennent plus souvent sont: voiture, ouest, voyage…
    • Au niveau anglophone c’est la proximité qui revient dans les mots clés pris sur des blogues.
    • Il y a là une différence de conception et des discussions.
  • En investiguant les médias sociaux, les blogues en particulier, on peut comparer le message qu’on veut passer versus ce qu’on en dit.
  • Il faut varier son message dépendant du public visé (exemple: anglophone vs francophone).
  • Deuxième étude de cas sur Inter Pares
    • Ils ont misé sur des mots clés qui étaient reliés au temps des fêtes pour améliorer leur campagne sans nier leur identité.
    • Les concepts utilisés révélaient les valeurs chrétiennes sans jamais y faire référence vu le côté non religieux de l’organisation.
  • L’orientation: comment utiliser notre public pour analyser notre cheminement.
  • Exvisu génère une carte de mots clés qui permet de savoir aussi qui parlent de nous ou de notre marque/produit.
  • Twitter est une bonne source pour l’opinion et est plus facile a analyser.

Des outils intranet concrets pour communiquer et innover dans l’entreprise de Claude Malaison.

  • Graçe à un petit jeu sur la présence en ligne des personnes présentent à la conférence, ont a pu conclure que la salle était assez active sur le Web.
  • Présentation des générations immigrants ou natifs numérique.
  • À partir de 2000 les changements se font trop rapidement pour que la génération transmette l’expertise à la prochaine.
  • Le e-mail c’est pour les vieux. <- J’avais une blague ici, mais bon… la prochaine fois!
  • C’est maintenant la génération plus jeune qui montre à la génération d’avant… changement important!!!! <- ça, j’avoue que ça été ma révélation de la journée!
  • World of Warcraft (WOW) en parralèle avec une entreprise: autorité, projet, objectifs, expertises… La collaboration se fait très horizontalement dans WOW… une autorité distribuée.
  • Il faut créer une mémoire d’entreprise.
  • L’entreprise 2.0 se base sur 3 pilliers: collaboration, mémocréation et innovation.
  • Entreprise 1.0: hiérarchique, axée compagnie fonctionnement en silos, top-down, centralisé, équipe en 1 seul endroit,propriétaire, contrôle de l’info, technos dictés par les TI…
  • Entreprise 2.0: organisation aplatie, axée utilisateur, agilité, fonctionnement collaboratif, « bottom-up », distribué…
  • La majorité des entreprises n’ont pas de politiques sur les réseaux sociaux <- peuvent causer des problèmes, car les employés y vont de toute manière.
  • Exemple entreprise 2.0: IBM a 27k blogues, 20k Wiki, le code de conduite a été construit par les employés à l’aide d’un wiki…
  • Ideagora: des sites où les gens suggèrent/discutent des choses pour l’amélioration de produits (fait par la communauté)

Étude de cas : Crowdsourcing: mettre la foule à profit de Martin Lessard (un peu en retard sur celle-ci dû à Claude qui a étiré son temps).

  • Question à se poser pour le crowdsourcing: comment faire en sorte qu’ils ajoutent du data au projet? Est-ce que les utilisateurs peuvent ajouter de la valeur?
  • Une idée sur 100 devient une bonne idée d’affaires.
  • La durabilité est l’avenir.

Savoir, savoir faire et faire savoir: Bon dosage des TIC et du potentiel humain dans les organisations de Éric Blot, Éric Mellet et Philippe Pierre.

C’est type sont très sympathique. J’ai eu le plaisir de discuter avec eux la veille de l’événement devant une bière (bien eux du vin voyons).

  • Comment construire la confiance avec des gens qu’on ne voit pas?
  • Donner une conférence en buvant du vin, mangeant du pain et en mangeant du fromage… <- on cultive les stéréotypes français!
  • La conférence prend comme exemple leurs expériences dans une grande entreprise comme L’Oréal
  • On se donne le droit à l’erreur… <— QOTD!
  • Si tu n’es pas sur Internet, tu es mort… <— pas pire celle là aussi, c’est comme ça que je me sens quand je pars loin de mon ordinateur.
  • Pour que ça fonctionne: il faut des dirigeants qui s’engagent, des personnes qui y croient…

Le panel La portabilité des données, Ça vous dit quelque chose ? de Sylvain Carle, Carl Charest, Dominique-Sébastien Forest et Evan Prodromou

  • L’échange d’information fluide permettrait une personnalisation d’un futur plus technologique.
  • Belle présentation d’un scénario futur, mais pas très lointain de Dominique-Sébastien Forest. <- J’ai hâte de revoir le PowerPoint.
  • Tout le monde va être connecté en même temps en 2020.
  • Evan twittait durant le panel, ça montre le niveau de geekness lors de cette conférence.
  • Si tout le monde travaille ensemble, on pourrait devenir expert/leader au Québec dans la portabilité des données
  • Utilisation de RSS pour connecter les contenus de différents sites/plateforme ensemble (Branchez-vous)
  • Branchez-vous va avec Wordpress pour les prochains projets <— good shoot monsieur Charest (j’aime tellement dire ça comme ça)
  • Un fait notoir: Carl était sans son fidèle chapeau… (on m’a demandé de noter les faits importants bon)
  • Pour un vol d’identité, on doit faire affaire avec l’endroit du site hote. <— bon à savoir.
  • Les pages jaunes canadienne utilise l’API de Praized
  • À l’air du Web 2.0, on ne fait plus un site… on fait des sites inter-connecté
  • Premier syndrome chez tout les technologues: tout inventer!
  • Praized = recherche local + social
  • Pandora est un peu un reflet du futur… du contenu adapté, toujours avec des choix
  • Si on est sur Internet, la compétition c’est le monde. <— Effectivement.

Le principe de divergence de Hervé Fischer (je suis arrivé pas mal à la fin, car je prenais des photos des lieux et de différentes personnes vu qu’il n’y avait pas de photographe officiel… Je prend la job pour l’an prochain si je ne peux bloguer [message subtil ici])

  • On a besoin d’une éthique planétaire pour notre évolution.


La Charte Numérique : Comment encourager la transparence à travers toute l’entreprise
de Jessica Lipnack

  • On ne peut régler des problèmes du 21e siècle avec des organisations du 19e siècle. <- Oh qu’il y a du monde qui gagnerait à comprendre ça.
  • Les organisations ont une hiérarchie en forme de diamant et non de pyramide.
  • Le mot de la fin était super: s.v.p. réseauté.

Gérer son I-dentité numérique jusqu’à l’E-mortalité Web de Gabe McIntyre

  • Dans plusieurs années il y aura des archéologues du numérique
  • Bonnes questions, même si comique, présenté par McIntyre
  • J’adore le fait que son icône au lieu d’être un drapeau de son pays, c’est un logo d’Internet
  • http://virtualimmortality.org
  • The Internet is me… The Internet is you… The Internet is us… we share… we communicate… we connect… we are a node
  • What about your web presence after your death ?
  • Interesting questions on Web immortality from
  • Do you think there should be a dead or alive sign attatched to your name (on the web)?

Réseaux sociaux : voulez-vous être mon ami (ou follower, fan, listener, etc.) ? de Cyrille de Lasteyrie alias Vinvin

  • Dans Facebook, la vie commence dans Facebook. <— C’est plus que même si tu as vécu 20 ans avant, tes ami(e)s FaceBook ne voit qu’à partir du moment que tu y es. Bon ok, c’était mieux dans le contexte de la présentation.
  • Le choix que nous avons maintenant est de confirmer ou ignorer. <— C’est terrible, ignorer… On se sauve un peu de ses responsabilités avec ça.
  • Facebook est pour retrouver ses ex… <— Je confirme!
  • J’ai trouvé ce type vraiment drôle.
  • Nous sommes tous des paparazis 2.0 <— J’adore cette expression.

Panel : Open Web. Vraiment ouvert à tous les usagers ? de Marc Canter, Patrick Chanezon, Evan Prodromou et Allen Tom

Sérieusement pour avoir pris un verre avec Marc Canter je peux dire qu’il est vraiment dynamique. Puis j’ai jasé beaucoup avec Patrick Chanezon que j’ai trouvé très sympathique. Première discussion avec un type de Google!

  • J’adore Marc Canter… il dansait sur la scène avant son panel!
  • C’était la conférence la plus geek, mais encore là j’ai écouté que des brides, car on m’a demandé de prendre des photos de la salle.

Webcamp

Je ne suis pas resté longtemps pour profiter des conférences. Par contre, c’est le genre d’événement qui me plait du au fait qu’il y a une réelle discussion. L’an prochain, j’irais y faire un tour plus longtemps.

  • Comment être invitant? Le monde réel réussi mieux que le monde numérique à concevoir une notion d’accueil.

En résumé, en tant que participant au Webcom, ce fut une journée totalement bien investit. Même sachant que je dois rattraper mes heures que j’ai pris mercredi, non pas par médiocrité de mon employeur, mais bien par professionnalisme vu que nous sommes sur la fin d’un projet, je ne regrette rien. D’autant plus qu’à titre de blogueur officiel, mon expérience est d’auatant plus enrichissante. J’ose même relancer la production pour m’offrir pour la prochaine édition!

En résumé, des sujets intéressants, d’actualités et ce avec des experts du milieu… que demander de mieux? Et vous, comment avez-vous trouvé votre Webcom? Serez-vous présent au prochain?

Quelques sources d’informations autres sur le Webcom

Webcom 2009 – Je blogue, tu blogue…

DSC_0001Aujourd’hui a lieu le Webcom Montréal 2009 au siège social de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Le Webcom est selon moi LA conférence majoritaire francophone sur le marketing, la communication et les technologies la plus importante au Québec, voire au Canada. C’est donc un rendez-vous à ne pas manquer.

J’ai le plaisir d’être un des cinq blogueurs officiels pour l’événement. En compagnie de Kim Vallee, Jerome Paradis, Philippe Bonneau et Bertrand Duperrin, je vous livrerais mes impressions sur cette journée remplie de conférences très intéressantes et surtout de conférenciers de renommées internationales. Bien sûr, n’oublions pas l’ami Claude Malaison qui nous livrera sûrement 1-2 bons billets sur le sujet, une fois la poussière retombée.

J’ai déjà eu le plaisir de rencontrer quelques-uns de ces sommités lors d’un 7@9 au Santos organisé hier pour les blogueurs/conférenciers de cette cuvée mai 2009.

Durant la journée, vous aurez surtout de l’information via Twitter en suivant le hashtag #webcom2009. Le soir ou le lendemain venu, vous aurez la possibilité de consulter des billets plus élaboré sur nos blogues respectifs.

P.-S.: La photo n’est pas représentative, car elle a été prise avant même l’ouverture officielle des portes.

Lucy in the sky…

Lucy-&-ElektraNon je ne parlerais pas d’une des chansons des Beatles, mais bien d’un projet nommé Lucy présenté dans le cadre du festival Elektra.

Elektra est un festival d’art numérique créé en 1999. J’avoue ne jamais y être allé, mais travaillant dans le domaine des TI, étant fiancé avec une artiste et aimant l’art moi-même, je compte bien trouver un trou à l’horaire pour y faire un tour. Quoique je ne connaisse pas le programme des années précédentes, une particularité cette année a piqué grandement ma curiosité. Après avoir entendu parler du projet de l’agence de publicité numérique Provokat par le biais de Nathalie Goulevant, qui est agente d’information pour cette boîte, j’ai eu le goût de le partager avec vous.

Lucy, la cobaye, portera tout au long du festival une foule de gadgets qui capteront ses émotions et qui seront retransmis sur le site web. Le pouls et le rythme respiratoire de Lucy seront mesurés grâce à des dispositifs qui retransmettent, par le biais d’une connexion Bluetooth, les données biométriques au téléphone cellulaire. Grâce à une connexion cellulaire, les données seront ensuite acheminées via Internet directement sur le site web. Le cellulaire retransmettra aussi une vidéo en continu de ce que voit Lucy et les coordonnées de celle-ci (à l’aide d’un GPS intégré).

Mais à quoi cela servira-t-il me direz-vous? C’est là que les choses deviennent intéressantes. En tout premier lieu, sa position ainsi que les images captées seront retransmises sur le Web, mais aussi à des endroits stratégiques du festival. Internautes comme public pourront bénéficier de ce qu’elle voit. Encore là rien de bien excitant. C’est à ce point que l’art, le numérique, les technologies et l’humain se rassemblent. Tout ce qui affectera son pouls et sa respiration aura un effet sur l’image. C’est directement sur celle-ci que le public pourra ressentir les émotions de Lucy provoquées par l’art numérique.

Nous sommes donc invités à vivre l’art par le biais des battements de son coeur. Du pur voyeurisme, car sans entrer dans sa tête, vous, moi, les autres pourront voir ce qu’elle voit et ressentir ce qu’elle ressent par le biais de l’image. N’est-ce pas un concept totalement intéressant?

Au début, je voulais nommer le titre de ce billet « Mon nom est Bond, James Bond » pour le simple fait que c’est quelque chose qui sort un peu du quotidien. De plus, j’y vois des utilités de style « agent 007″. J’avoue ne pas trop me documenter sur le sujet, alors je ne sais pas si cela existe, mais ne serait-il pas bien d’avoir de super soldat équipé de ces dispositifs. Ainsi, le centre de commandement pourrait savoir en tout temps ce que voit le soldat, mais surtout comment il se sent. Un pouls ou une respiration élevée voudrait dire que le soldat est dans une situation de stress. Ça serait donc le moment de rassurer nos troupes ou de leur envoyer du renfort! Bon je divague un peu… mais plus terre-à-terre, que serait cette expérience dans un spectacle de musique? Ne serait-ce pas une bonne mesure pour connaître les moments forts, les moments touchants, les moments époustouflants… Une façon originale que de permettre aux « fans » et même aux organisateurs de voir ce que ressent en temps réel quelques élus dans la salle ? Ici, j’y vois plein de possibilités.

Je venais d’écrire que malheureusement je n’avais pas eu la chance de vivre l’expérience, car malgré mes nombreuses tentatives de la journée, je tombais continuellement sur un site qui me disait que Lucy se reposait! Le hasard faisant bien les choses au moment de publier ce billet, j’ai tenté une dernière fois d’aller sur le site du festival. Comble de bonheur, Lucy était bel et bien vivante. Deux cases dans le coin inférieur gauche permettent de voir concrètement la respiration de Lucy et par le nombre de battements minute, le pouls de celle-ci. À ce moment, on se croirait dans un hôpital! Par contre, toujours pas d’image si ce n’est un flou rouge qui représente certainement le flou qui sera appliqué au visuel de notre cobaye. Après quelques petits problèmes techniques, j’ai enfin pu admirer le tout dans sa splendeur. Un peu bizarre comme sensation au début surtout avec le son du battement de coeur, mais à la longue le sentiment y est. C’est exactement à ce moment qu’on ressent toute la folie de ce projet. Je n’ai qu’un mot à la bouche, WOW! Je vous invite à aller y jeter un coup d’oeil (aucun horaire étant affiché, je crois que Lucy est surtout en action en fin de soirée), ce qui vous permettra de voir l’art différemment. Bravo aux membres de l’équipe de Provokat et Elektra, c’est le genre de projet que je salue bien haut.

Et vous, allez-vous suivre Lucy dans ce festival? Si vous aviez la chance, aimeriez-vous tenter l’expérience comme cobaye? Est-ce que l’interprétation de l’art est trop personnelle pour bénéficier d’un tel projet?

P.-S. La prochaine fois que vous avez des idées tripantes de ce genre, j’embarque!

L’habit fait-il vraiment le moine?

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Vous connaissez la fameuse expression l’habit ne fait pas le moine, qui dit grossièrement que l’apparence peut être trompeuse? On l’entend souvent et elle est souvent appliquée à plusieurs sauces, mais est-elle véridique?

Dans le poste que j’occupe actuellement, j’ai le plaisir de jouer plusieurs rôles outre le fait d’être architecte logiciel. Étant dans une petite entreprise de développement logiciel (qui se spécialise en intelligence d’affaire [BI] et intégration d’application soit dit en passant) et ayant toujours aimé diversifié mes activités, je fais aussi du développement, de l’analyse, de l’analyse d’affaires, des tests… La plupart des rôles en informatique demandent de travailler dans un bureau où le client ne vous verra pratiquement jamais. Dans le cas de l’analyse (affaire et logiciel), on doit travailler étroitement avec le client pour bien définir son processus d’affaires ainsi que ses besoins au niveau applicatif. Il faut donc quitter le monde de l’ombre pour sortir au grand jour!

Dans le cas d’un programmeur qui travaille seulement devant son ordinateur, même si certaines entreprises exigent un code vestimentaire, que celui-ci programme en jean et t-shirt, cela ne cause pas de problème. Dans le cas d’un analyste qui rencontre des clients, que ce passe-t-il?

Au tout début, je m’habillais propre (pantalon et chemise) tous les jours, client pas client. Pour diverses raisons, j’ai changé mon habillement pour revenir au jean avec un t-shirt/polo. Pour l’instant, je ne travaille qu’avec des clients de longues dates qui connaissent mes capacités et qui ne me jugent pas par mon habillement ou mon apparence. Qu’en sera-t-il avec de nouveaux clients? Trouveront-il du premier coup d’oeil que je ne dois pas être bon ou professionnel vu que je suis en jeans?

Encore là, je me déplace souvent avec mon patron qui lui est toujours habillé propre. Je fais aussi partie d’une entreprise, un tout. J’ai donc une certaine crédibilité de groupe si je peux dire. Qu’en est-il des personnes à leur compte? Oseriez-vous rencontrer un client pour la première fois avec un chandail et une paire de jeans? Votre entreprise, c’est vous… vous êtes son image.

Puis si je parle des activités en technologies. Pour une activité tel un Yulblog qui est plus détendu, je ne dis pas, mais dans une activité telle un Yulbiz? Serais-je pris au sérieux par les personnes avec qui je réseauterais lors de cette soirée sachant que je n’ai pas une réputation telle les Claude Malaison ou Philippe Martin de ce monde ? Encore mieux, la semaine prochaine je suis blogueur officiel au Webcom Montréal, qui se veut, selon moi, la plus grande conférence au Québec dans le domaine des technologies, du marketing et des communications. Bien sûr je n’ai pas le statut de conférencier ou d’expert pour cette conférence, mais comment les gens vont-ils me percevoir?

Évidemment, nous serons d’accord pour dire qu’en habit ou en jeans, je reste la même personne avec ses qualités et ses défauts. Je reste toujours aussi compétent ou incompétent dans ce que je fais! Par contre, est-ce que cela peut vraiment influencer l’opinion des autres?

Je me questionne sur ce sujet tout en connaissant vaguement la réponse. Je remarque un changement d’attitude avec les personnes qui ne me connaissent pas :

  • On est passé du vouvoiement au tutoiement.
  • On ne semble plus me donner autant d’importance dans un magasin où il se vend des items plus ou moins cher : bijouterie, magasin d’électronique…
  • On vérifie même plus souvent ma signature ou on me demande plus souvent une carte d’identité lorsque je paie avec ma carte de crédit.

Tous ces petits signes qui m’apparaissent évidents depuis que j’ai changé de style vestimentaire. Serait-ce seulement une mauvaise interprétation ou mon imaginaire qui se laisse aller à penser de cette façon? Puis je fais souvent allusions à jeans et t-shirt, mais nous pouvons parler aussi de tatouage, de couleur de cheveux ou tout autre élément moins conventionnel dans le domaine des affaires.

Et vous, comment vous habillez-vous pour travailler? Pensez-vous que l’habit fait le moine? Comment réagit votre patron, vos clients ou votre entourage à votre habillement? Est-ce vous confieriez un gros contrat à une personne dont l’apparence ne cadre pas dans vos valeurs?



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