Instruire une entreprise aux médias sociaux?

social-media-marketingJe navigue dans les médias sociaux depuis assez longtemps pour bien en cerner les possibilités, mais j’ai encore de la misère à le mettre de l’avant pour une entreprise dont leur champ d’affaire ne se situe pas dans les médias sociaux (Expert en médias sociaux [si ça existe vraiment], podcasteur professionnel…).


Si je prend le cas d’une petite entreprise dans le domaine informatique qui offre des services de développement de logiciel Web ou local. Cette PME a seulement un site Web, qui de plus, est assez statique. Elle ne s’aventure pas trop dans l’univers des médias sociaux (aucun profil FaceBook, aucun compte Twitter…). Ce qui revient lors de certaines discussions sont des points que plusieurs doivent entendre ailleurs:


  • Les médias sociaux sont une mode, on ne peut s’investir dans quelque chose qui va passer rapidement;
  • Nous sommes une petite entreprise, on ne peut prendre des ressources pour gérer tout cela;
  • Il y a un gros pourcentage de « garbage » versus du contenu intéressant en prenant exemple sur Twitter;
  • C’est surtout pour un passe-temps personnel, pas pour une entreprise;



Le problème c’est que j’y vois pleins d’avantages à mon niveau, mais j’ai de la manière à les transposer au niveau d’une entreprise auquel je suggère de faire le grand saut (mais surtout de la misère à justifier les avantages vs la question de coût en terme d’heure/employé pour gérer le tout):


  1. Cela me permet d’agrandir mon cercle de connaissance et même d’ami(e)s;
  2. Mon nom circule bien et positivement: le fameux « fame ». Dans mon cas, je ne cherche pas ça, mais ça un effet positif sur d’autres choses (exemple: si je cherchais un emploi). Par contre, pour une entreprise c’est un gros plus;
  3. J’ai eu des offres d’emplois, des offres contractuelles, des offres de partenariats pour une entreprise existante ou en processus de démarrage…;
  4. J’ai une présence et vie virtuelle, ce qui pour certaines entreprises est un pré-requis pour engager une personne en informatique dans leur équipe;
  5. Mon côté social est comblé, car j’aime le monde et j’aime connaître de nouvelle personne;
  6. Mon côté exhibitionniste (que j’assume) et « grande boîte » (pour ne pas dire grande yeule) est comblé avec mes statuts Twitter et FaceBook;
  7. Comme je reste fidèle à ma personne, cela permet aux autres de mieux me connaître;
  8. Lorsque j’ai besoin d’un service, d’une réponse à des questions ou je ne sais quoi d’autre, j’ai un retour beaucoup plus rapide et qui me permet aussi de valider sur plusieurs fronts que si je m’adressais simplement à mon réseau d’ami très proche;



Bref, j’en passe. Il y a certain points qui sont transposables, mais d’autres avec lesquels je ne suis pas à l’aise. Soyons honnête, gérer ses différentes présences Web demande du temps et de l’énergie (pour bien le faire) et dans un contexte d’une petite entreprise, cela devient un point négatif (pensons toujours au retour sur investissement).


Bien sûr, il y a possibilité de présenter son expertise d’entreprise, d’avoir de nouveaux clients, de nouveaux partenaires, de recruter du personnel possiblement plus qualifié, de présenter un côté plus humain, mais c’est beaucoup de peut-être qui ne sont pas facile à justifier présentement. C’est pourtant quelque chose de très facile à vendre aux adeptes et utilisateurs actuels…




Comment vendriez-vous l’idée? Ais-je mal compris l’essence des médias sociaux? Quel points puis-je apporter pour souligner l’importance en 2009 d’avoir une présence plus active sur le Web?




Source de l’image: http://mobasoft.com

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4 réponses à “Instruire une entreprise aux médias sociaux?”

  1. Luc Gendron
    27 août 2009 à 15:02 #

    Voici un billet qui pourrait t'inspirer ou inspirer tes clients http://bit.ly/G43H3.

    D'ailleurs, il ne faut pas considérer les réseaux sociaux uniquement comme des véhicules pour le marketing. Ils sont de puissants environnements de veille stratégique et d'amélioration d'une entreprise (http://bit.ly/21LPM1).

    Les PME qui n'investissent pas de leur temps à maîtriser la dynamique de ces sous-environnements ne réalisent pas que leurs compétiteurs sont déjà là et en profitent.

    Comme la distance n'a pas d'importance, il ne faut pas sous-estimer la capacité des entrepreneurs d'autres continents à bien servir nos clients d'ici; surtout si le produit se livre numériquement. C'est une simple question d'adaptation culturelle et d'efficacité logistique.

    Celles qui "dorment au gaz" risquent de se réveiller trop tard. Nous ne sommes pas simplement témoins et acteurs d'une évolution numérique, mais de la mise en place des conditions pour une véritable fracture des modèles économiques.

    P.S. À propos du "garbage" dans les réseaux sociaux, il est inversement proportionnel à la qualité des "amis" ou des "suiveurs".

  2. François Viens
    27 août 2009 à 17:33 #

    Moi ma vision à ce sujet est que la représentation d'une entreprise doit se faire en équipe... Chacun devient alors un disciple de propagande...

    Donner cette liberté aux membres de son équipe c'est un investissement... pour les raisons mentionnées par Luc (veille, aide etc) mais également pour le côté responsabilité, importance, sentiment d'appartenance, fame etc... Si un faux pas est commis par un membre de l'équipe, c'est ensemble que l'entreprise devra alors se relever... il ne faut pas avoir peur de mettre son équipe de l'avant pour surmonter la charge d'occuper les réseaux sociaux en entreprise.

    Chez QuiboWeb, presque tout le monde est sur Twitter. Tout le monde blogue sur les heures de travail. Chacun est indépendant aux niveaux de ses interactions et chacun a à coeur la qualité du brand QuiboWeb.

  3. Samuel Lavoie
    28 août 2009 à 3:19 #

    @francoisViens tout à fait d'accord avec cette idée qui permet de diminuer la charge de travail vécu par la personne à l'interne responsable de cette fameuse présence dans les médias sociaux. Elle se limitera ainsi à faire de la veille, aide et modération au besoin.

    Je pense qu'il y a des moyens de le "vendre" à un client frileux (et j'ai pu rencontrer des agences gouvernementales et entreprises bancaires des plus frileuses à l'idée...). Personnellement j'essaie de toujours ramener ça au niveau le plus humain et tangible possible. La comparaison du BBQ chez des amis où les gens parlent en bien et en mal de telle ou telle personne et entreprise est courante, on le fait tous. Pourquoi pas dans les réseaux sociaux en ligne alors!

  4. Frédéric Harper
    30 août 2009 à 19:26 #

    @Luc: premièrement merci pour les liens. Je suis d'accord avec toi, il faut être proactif sinon la concurrence prendra le dessus. Par contre, en ce qui concerne ton postscriptum, je suis légèrement septique. Bien sûr, il y a moyen d'améliorer la qualité de ce qui se trouve dans Twitter par exemple en choisissant mieux son monde. Par contre, cet outil qui est souvent utilisé comme je le fais, c'est-à-dire une partie de l'information pertinente pour mon domaine, mais une autre partie plus personnelle qui peut souvent être vue comme du "garbage". Puis je ne crois pas être seul, l'amie Michelle Blanc disait la même chose dernièrement.

     

    @François: effectivement, j'ai toujours aimé cette lignée de pensée chez QuiboWeb. Cette liberté est aussi un grand atout au niveau recrutement et surtout au niveau visibilité. Une dizaine de personnes sont plus visibles qu'un seul responsable des médias sociaux tout seul.

     

    @Samuel: il est clair que ce qui revient souvent est la gestion de son image. Personne ne peut empêcher (du moins, il y a des recours légal, mais empêché tout le monde!?) le monde de s'exprimer sur le Web. Cette liberté se traduit aussi bien sous forme d'expression positive ou négative. Je crois que les réseaux sociaux permettent de contrôler un peu plus cette image ou du moins de l'aider à évoluer dans le sens de l'entreprise.

     

    Prenons par exemple Praized http://praized.com/ qui est un service dont je me sers beaucoup. Grossièrement c'est un endroit où les utilisateurs peuvent chercher des établissements proches de leur situation géographique ou autre, mais surtout voir ce que la communauté a à en dire. Des fois c'est des commentaires positifs, des fois non. Si on prend les endroits où j'ai laissé des commentaires négatifs pour cause de mauvais service par exemple, ces établissements auraient une opportunité à mieux gérer ceci. Leur présence dans les médias sociaux leur permettrait de commenter à leur tour pour aider à justifier mes propos ou proposer une piste de solution. De ce point, je serais prêt à discuter. Comme il n'y a pas de suivi, mes commentaires peuvent clairement leur nuire. Qui ne dit pas qu'à un endroit X, une compagnie avait décidé de faire leur fête de Noël de bureau, mais que dû à mon commentaire, ils changent d'idée! Bref, vous comprenez mon point. Le "contrôle" de l'image est aussi un avantage a être présent sur le Web.

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