Anciens billets pour Technologie

Les listes Twitter ou comment les autres me voient

Cela fait plus de 3 mois que la nouvelle fonctionnalité des listes a été ajoutée sur Twitter. Une fonctionnalité qui permet de créer des listes d’utilisateurs Twitter regroupés par ce qui nous plait. Que ce soit par localisation (exemple : les Montréalais), par expertise (exemple : les gens dans le domaine de l’informatique) ou même par affinité (les gens qui aiment les bas bleus — quoi, je suis sûr que ça existe!) ce service de microblogage nous permet de regrouper le monde par catégories voulues.


Mais les listes ne s’arrêtent pas là. Je me souviens d’un billet (c’est en anglais) de Chris Brogan qui disait que les listes allaient possiblement blesser quelques personnes qui pourraient être exclues de certaines listes. J’étais en partis d’accord, mais en réalité, les listes Twitter permettent aussi de savoir ce que les autres pensent de nous ou comment ils nous voient. Si on exclut les listes dans lesquelles je suis qui sont des listes strictement de localisation comme la liste des gens de Montréal de Ara Pehlivanian, je peux voir comment on me définit d’après mes Tweets ou ma présence en ligne. Voici les thèmes de quelques listes qui ressortent:


Blogueurs

@Emergent007/mtl-blogcommunity

@Emergent007/mygeek-blog-web20list

Connaissances et ami(e)s

@extrema/reality

@Minissa/friends

@VallierLapierre/francophones-interessants

@JeromeParadis/people-i-met

@Sincever/en-personne

Technologies / Multimédias / Médias sociaux

@JeromeParadis/montreal-tech

@ztele/accro-de-techno

@samuelsirois/prog

@cyberlou33/technologies

@DanyPaquin/techno

@francisperron/quebec-web-techno-affaire

@DanyPaquin/supertwitter

@jdesrosiers/g33ks

@jpmartineau/iphone

@benoitpiette/webdev

@hexenmaster/tech

@ISF/ilesansfil-friends

@SamyJo23/social-medias

@AlphonseHa/geek-franco

@analysedugeek/geeks-francos

@Waskaquebec/montreal-web2-0

@agilenature/agile

@lucdupuy/webtechno

Webcom Montréal

@Emergent007/webcom-montreal

Yulbiz / Yulblog

@Emergent007/yulbizzeurs

@nggauthier/yulbiz

@Panthere_rousse/yulbiz-et-yulblog


Que puis-je en déduire ou que peuvent en déduire les personnes qui visitent mon profil?

  1. Je suis un technophile, amateur du Web 2.0 qui vient de Montréal vu le nombre de liste dans lesquels je suis qui ont un lien avec ces sujets;
  2. J’ai participé au Webcom Montréal, aux Yulbiz et aux Yulblog;
  3. Je suis un blogueur;
  4. Je suis quelqu’un de sociable.


Est-ce bien? Est-ce que c’est comme ça que je veux que les utilisateurs de Twitter me définissent? En grande partie oui. Je n’ai aucun problème à être lié à des regroupements auxquels je participe tel que Yulbiz, Yulblog ou Webcom Montréal. Je me présente toujours comme quelqu’un de sociable et qui travaille dans le domaine de l’informatique. L’aspect blogue y est moins présent, mais je n’y mettais pas trop de temps non plus, mais cela fait partis de mes résolutions de 2010. On peut aussi dire que mon compte me sert professionnellement, mais aussi personnellement, ce qui est le cas et est bien ainsi. Un des aspects de ma vie professionnelle qui ne s’y retrouvent pas est mon aspect développement d’applications mobiles : c’est quelque chose que je n’aborde pas souvent en ligne et que je vais mettre plus de l’avant en 2010.


En gros, mes abonnées (le terme francophone pour « followers ») me définissent assez bien. Il ne me reste plus qu’à finalement créer les miennes pour des regroupements que j’aimerais voir sur Twitter…


Et vous, utilisez-vous les listes? Est-ce que vos abonnées vous perçoivent comme vous le voudriez? Pensez-vous que ça soit une bonne façon de vérifier l’effet de sa présence en ligne sur ce média?


Source de l’image: http://www.flickr.com/photos/bioxid

Instruire une entreprise aux médias sociaux?

social-media-marketingJe navigue dans les médias sociaux depuis assez longtemps pour bien en cerner les possibilités, mais j’ai encore de la misère à le mettre de l’avant pour une entreprise dont leur champ d’affaire ne se situe pas dans les médias sociaux (Expert en médias sociaux [si ça existe vraiment], podcasteur professionnel…).

Si je prend le cas d’une petite entreprise dans le domaine informatique qui offre des services de développement de logiciel Web ou local. Cette PME a seulement un site Web, qui de plus, est assez statique. Elle ne s’aventure pas trop dans l’univers des médias sociaux (aucun profil FaceBook, aucun compte Twitter…). Ce qui revient lors de certaines discussions sont des points que plusieurs doivent entendre ailleurs:

  • Les médias sociaux sont une mode, on ne peut s’investir dans quelque chose qui va passer rapidement;
  • Nous sommes une petite entreprise, on ne peut prendre des ressources pour gérer tout cela;
  • Il y a un gros pourcentage de « garbage » versus du contenu intéressant en prenant exemple sur Twitter;
  • C’est surtout pour un passe-temps personnel, pas pour une entreprise;

Le problème c’est que j’y vois pleins d’avantages à mon niveau, mais j’ai de la manière à les transposer au niveau d’une entreprise auquel je suggère de faire le grand saut (mais surtout de la misère à justifier les avantages vs la question de coût en terme d’heure/employé pour gérer le tout):

  1. Cela me permet d’agrandir mon cercle de connaissance et même d’ami(e)s;
  2. Mon nom circule bien et positivement: le fameux « fame ». Dans mon cas, je ne cherche pas ça, mais ça un effet positif sur d’autres choses (exemple: si je cherchais un emploi). Par contre, pour une entreprise c’est un gros plus;
  3. J’ai eu des offres d’emplois, des offres contractuelles, des offres de partenariats pour une entreprise existante ou en processus de démarrage…;
  4. J’ai une présence et vie virtuelle, ce qui pour certaines entreprises est un pré-requis pour engager une personne en informatique dans leur équipe;
  5. Mon côté social est comblé, car j’aime le monde et j’aime connaître de nouvelle personne;
  6. Mon côté exhibitionniste (que j’assume) et « grande boîte » (pour ne pas dire grande yeule) est comblé avec mes statuts Twitter et FaceBook;
  7. Comme je reste fidèle à ma personne, cela permet aux autres de mieux me connaître;
  8. Lorsque j’ai besoin d’un service, d’une réponse à des questions ou je ne sais quoi d’autre, j’ai un retour beaucoup plus rapide et qui me permet aussi de valider sur plusieurs fronts que si je m’adressais simplement à mon réseau d’ami très proche;

Bref, j’en passe. Il y a certain points qui sont transposables, mais d’autres avec lesquels je ne suis pas à l’aise. Soyons honnête, gérer ses différentes présences Web demande du temps et de l’énergie (pour bien le faire) et dans un contexte d’une petite entreprise, cela devient un point négatif (pensons toujours au retour sur investissement).

Bien sûr, il y a possibilité de présenter son expertise d’entreprise, d’avoir de nouveaux clients, de nouveaux partenaires, de recruter du personnel possiblement plus qualifié, de présenter un côté plus humain, mais c’est beaucoup de peut-être qui ne sont pas facile à justifier présentement. C’est pourtant quelque chose de très facile à vendre aux adeptes et utilisateurs actuels…


Comment vendriez-vous l’idée? Ais-je mal compris l’essence des médias sociaux? Quel points puis-je apporter pour souligner l’importance en 2009 d’avoir une présence plus active sur le Web?


Source de l’image: http://mobasoft.com

Lucy in the sky…

Lucy-&-ElektraNon je ne parlerais pas d’une des chansons des Beatles, mais bien d’un projet nommé Lucy présenté dans le cadre du festival Elektra.

Elektra est un festival d’art numérique créé en 1999. J’avoue ne jamais y être allé, mais travaillant dans le domaine des TI, étant fiancé avec une artiste et aimant l’art moi-même, je compte bien trouver un trou à l’horaire pour y faire un tour. Quoique je ne connaisse pas le programme des années précédentes, une particularité cette année a piqué grandement ma curiosité. Après avoir entendu parler du projet de l’agence de publicité numérique Provokat par le biais de Nathalie Goulevant, qui est agente d’information pour cette boîte, j’ai eu le goût de le partager avec vous.

Lucy, la cobaye, portera tout au long du festival une foule de gadgets qui capteront ses émotions et qui seront retransmis sur le site web. Le pouls et le rythme respiratoire de Lucy seront mesurés grâce à des dispositifs qui retransmettent, par le biais d’une connexion Bluetooth, les données biométriques au téléphone cellulaire. Grâce à une connexion cellulaire, les données seront ensuite acheminées via Internet directement sur le site web. Le cellulaire retransmettra aussi une vidéo en continu de ce que voit Lucy et les coordonnées de celle-ci (à l’aide d’un GPS intégré).

Mais à quoi cela servira-t-il me direz-vous? C’est là que les choses deviennent intéressantes. En tout premier lieu, sa position ainsi que les images captées seront retransmises sur le Web, mais aussi à des endroits stratégiques du festival. Internautes comme public pourront bénéficier de ce qu’elle voit. Encore là rien de bien excitant. C’est à ce point que l’art, le numérique, les technologies et l’humain se rassemblent. Tout ce qui affectera son pouls et sa respiration aura un effet sur l’image. C’est directement sur celle-ci que le public pourra ressentir les émotions de Lucy provoquées par l’art numérique.

Nous sommes donc invités à vivre l’art par le biais des battements de son coeur. Du pur voyeurisme, car sans entrer dans sa tête, vous, moi, les autres pourront voir ce qu’elle voit et ressentir ce qu’elle ressent par le biais de l’image. N’est-ce pas un concept totalement intéressant?

Au début, je voulais nommer le titre de ce billet « Mon nom est Bond, James Bond » pour le simple fait que c’est quelque chose qui sort un peu du quotidien. De plus, j’y vois des utilités de style « agent 007″. J’avoue ne pas trop me documenter sur le sujet, alors je ne sais pas si cela existe, mais ne serait-il pas bien d’avoir de super soldat équipé de ces dispositifs. Ainsi, le centre de commandement pourrait savoir en tout temps ce que voit le soldat, mais surtout comment il se sent. Un pouls ou une respiration élevée voudrait dire que le soldat est dans une situation de stress. Ça serait donc le moment de rassurer nos troupes ou de leur envoyer du renfort! Bon je divague un peu… mais plus terre-à-terre, que serait cette expérience dans un spectacle de musique? Ne serait-ce pas une bonne mesure pour connaître les moments forts, les moments touchants, les moments époustouflants… Une façon originale que de permettre aux « fans » et même aux organisateurs de voir ce que ressent en temps réel quelques élus dans la salle ? Ici, j’y vois plein de possibilités.

Je venais d’écrire que malheureusement je n’avais pas eu la chance de vivre l’expérience, car malgré mes nombreuses tentatives de la journée, je tombais continuellement sur un site qui me disait que Lucy se reposait! Le hasard faisant bien les choses au moment de publier ce billet, j’ai tenté une dernière fois d’aller sur le site du festival. Comble de bonheur, Lucy était bel et bien vivante. Deux cases dans le coin inférieur gauche permettent de voir concrètement la respiration de Lucy et par le nombre de battements minute, le pouls de celle-ci. À ce moment, on se croirait dans un hôpital! Par contre, toujours pas d’image si ce n’est un flou rouge qui représente certainement le flou qui sera appliqué au visuel de notre cobaye. Après quelques petits problèmes techniques, j’ai enfin pu admirer le tout dans sa splendeur. Un peu bizarre comme sensation au début surtout avec le son du battement de coeur, mais à la longue le sentiment y est. C’est exactement à ce moment qu’on ressent toute la folie de ce projet. Je n’ai qu’un mot à la bouche, WOW! Je vous invite à aller y jeter un coup d’oeil (aucun horaire étant affiché, je crois que Lucy est surtout en action en fin de soirée), ce qui vous permettra de voir l’art différemment. Bravo aux membres de l’équipe de Provokat et Elektra, c’est le genre de projet que je salue bien haut.

Et vous, allez-vous suivre Lucy dans ce festival? Si vous aviez la chance, aimeriez-vous tenter l’expérience comme cobaye? Est-ce que l’interprétation de l’art est trop personnelle pour bénéficier d’un tel projet?

P.-S. La prochaine fois que vous avez des idées tripantes de ce genre, j’embarque!



Ce blogue roule sous Wordpress et utilise Modern Clix, un thème par Rodrigo Galindez modifié pour les besoins de À la base 2.